31 octobre 2007
Questionnaires en souffrance...
Au fil des mois, j'ai reçu de nombreuses et charmantes invitations à me dévoiler au travers de questionnaires variés qui ont circulé sur la blogosphère. Au fil des mois, le stress au boulot montant et le temps libre diminuant, je suis devenue de moins en moins assidue... et maintenant que le calme (relatif) est à nouveau installé, certains des questionnaires se sont quelque peu égarés. Oh, pas irrémédiablement; un peu de rangement et ils seront localisés, repêchés, ressuscités. Je remercie celles et ceux qui me les ont adressés, et les enjoins de ne pas voir dans ce retard une quelconque mauvaise volonté! J'y viendrai, j'y viendrai. Cependant, l'ordre et moi faisons mauvais ménage... si, d'aventure, certaines de ces bienveillantes curieuses venaient à passer et se reconnaissaient, elles accéléreraient grandement le processus en ayant la gentillesse de me rafraîchir la mémoire... Tout coup de pouce est le plus que bienvenu, car je souffre d'une allergie chronique au concept de classement, qui se manifeste généralement à travers les symptômes suivants:
Soyez certaines que votre aide pour remédier à ce problème sera grandement appréciée! Merci merci merci!
28 octobre 2007
Tarabiscottée, thinking-blogger-awardée, à moi de riposter!
Tara, la fée aux mots d'or, m'a fait le grand plaisir et l'immense honneur de me consacrer blog "qui la fait penser"... c'est un beau compliment qui me va droit au coeur. D'autant plus que le blog de Tara est une merveille, un petit bijou de légèreté. Ne me dites pas que vous ne connaissez pas Tara? Mais si, voyons: la poète en tablier qui a un habitant sous le nombril! Celle qui toujours s'émerveille, d'une goutte de rosée suspendue à un brin, d'une branche tarabiscottée, des pétales délicats et des détails cachés que son oeil curieux sait si bien dénicher. Celle qui vous transforme soupe rapide ou confiture parfumée en autant de voyages enchantés. C'est vous dire si cette nomination me remplit de confusion heureuse. Venant de Tara dont j'admire la culture, la magie des mots égrenés, recevoir un "thinking blogger award" n'est pas anodin, loin s'en faut...
Mais voici mon tour de me prêter à l'exercice: telle est la règle. Je commencerai par joindre ma voix au choeur qui se lamente à chaque prix décerné: 5 parmi tant de possibilités... 5 qui n'ont, si possible pas encore été désignées... l'exercice est malaisé, je le concède. D'autant plus que le logo noir et doré a fleuri, bourgeonné ces derniers jours dans notre petite communauté. Il faudra donc me pardonner si, parmi mes nominés, se sont faufilées l'une ou l'autre têtes déjà couronnées. J'ai du moins tenté de sélectionner des blogueuses n'ayant pas encore publié un billet y consacré!
Je poursuivrai par vous rappeler les instructions aux nominés:
Si tu fais partie d’une des personnes récompensées, et seulement dans ce cas, publie un article dans lequel tu feras apparaître a ton tour 5 blogs que tu apprécies beaucoup, avec les liens vers ces derniers pour qu’on puisse leur rendre visite. Fais un lien vers ILKER pour que l’on puisse savoir d’où vient le prix.
Ce devoir exécuté, je vous livrerai sans plus tarder les noms de mes 5 nominées. Dans un ordre désordonné!
Mitsu, (Tours et Tartines), pour son humour inimitable et ses recettes inventives, sans pitié pour les calories égarées mais sachant rester gourmande à toute heure; pour les moments partagés et les rencontres à recommencer.
Ninnie (Mitaine écarlate) pour sa cuisine qui a toujours une histoire à raconter, raffinée mais pourtant simple; pour sa sensibilité et sa douceur souriante.
Grignote (Grignote et Barbotine), parce qu'à travers elle la petite bogue magique m'a piquée, parce que grâce à elle j'ai contracté le virus, merveilleux, de la châtaigne sous toutes ses formes (fraîche! grillée! en purée! crémeuse! en flocons! en farine! dans mon thé! et jusque dans mon schampooing, c'est véridique!). Je ne pourrai jamais assez l'en remercier!
Catherine (Vertsoleil), parce que je me sens de plus en plus proche de la cuisine qu'elle pratique au quotidien, et parce qu'elle est aussi rayonnante que son blog.
Elodie (ReporTerre) parce que s'il y a bien un blog qui me fait réfléchir, c'est le sien! Le débat est ouvert...
Bien d'autres noms devraient figurer au palmarès; j'en ajouterai cependant un seul, hors catégorie: c'est celui de Fab (Rollerkitchen) dont j'ai fait la connaissance voici à peine quelques semaines, après quelques messages échangés; et pourtant, on jurerait que cela fait des années. Son blog est en pause, mais je voulais la mentionner, car elle aussi, elle me fait penser! Et parce que Fab, c'est un concentré de vitamines et d'énergie, et que je voudrais l'en remercier!
Et je terminerai en vous souhaitant à toutes et tous de retirer de vos voyages blogosphériques autant de food for thought que j'ai quotidiennement la joie d'y trouver.
17 octobre 2007
Salade mille et une graines
Mille et une graines... J'aime l'association de ces quatre mots, mais elle n'est pas de moi. Mille et une graines, c'est un livre de Jody Vassallo qui regorge d'idées originales, simples ou plus élaborées, pour accommoder céréales, légumes secs, pousses, noix et graines germées variées. C'est le petit dernier arrivé, qui déjà se rend indispensable par ses recettes inventives et joliment présentées. De plus, ce recueil tombe à pic car je tâche de m'organiser pour faire une petite cure anti-fatigue et nettoyage intérieur, selon les conseils de Taty (voir aussi le récent billet sur Vert Soleil). L'entretien de la mécanique, en quelque sorte: On décrasse et on dépure! Au lieu d'attendre le moment propice, toujours retardé par l'une ou l'autre circonstance, de pouvoir m'y mettre à fond, j'essaie d'intégrer de plus en plus à ma cuisine les principes de cette alimentation saine, vivante, vivifiante et purifiante. J'ai déjà bien commencé puisque, tous les matins, je déjeune en tête-à-tête avec Dame Budwig. Il reste deux repas chaque jour... et dans la cure, les mille et une graines reçoivent une place de choix.
Voici comment j'ai fait d'une pierre deux coups, et inauguré d'un seul plat et mon livre et ma cure. J'ai adapté (bien sûr...) une recette de ce bel ouvrage. Dans la salade originale, les lentilles sont brunes, non germées et cuites; on y retrouve un avocat, mais pas de fenouil, pousses de radis ni de poireaux. J'avais, par un heureux hasard (il fait si bien les choses) mis des lentilles à germer depuis vendredi soir. Elles étaient donc à point, germe d'1 à 2 cm, un peu croquantes, un peu piquantes, riches et vivantes! Et pour l'assaisonnement, je n'ai pas résisté à ouvrir ma bouteille de vinaigre de miel achetée pas plus tard que dimanche matin sur une place ensoleillée, jour de Fête de la Pomme dans un village voisin.
La cure anti-fatigue prône des ingrédients bio, naturels, le moins 'trafiqués' possible (c'est déjà le mot d'ordre chez moi, pas de grand chambardement donc). D'où fromage au lait cru, huile vierge de première pression à froid, cuissons douces qui préservent la vie des aliments. Cela fait toute la différence!
Ingrédients: pour 2 personnes
1 grosse poignée de pousses d'épinards
1 poignée de roquette
1 petit bulbe de fenouil
1 grosse betterave rouge
80 g de lentilles vertes du Puy
1 petite poignée de germes de radis pourpre
1 petite poignée de jets de poireau
60 g de chèvre frais (au lait cru et bio de préférence)
1 c.s. de graines de courge
Vinaigrette:
2 c.s. d'huile d'olive vierge de première pression à froid
1 c.s. de vinaigre au miel
1 c.c. de moutarde à l'ancienne
1 gousse d'ail écrasée
Facultatif: 1 c.c. de jus de citron
Sel et poivre
Préparation:
Jour J-3, mettre le soir les lentilles à tremper dans l'eau pour toute la nuit. Le matin, les égoutter, les rincer et les disposer dans un germoir, un bocal coiffé d'un petit treillis ou, simplement, dans une passoire posée sur une casserole comme je l'ai fait. J'ai remis par dessus le couvercle de la casserole, car il paraît que les lentilles germent plus vite à l'ombre. Rincer matin et soir. Après 2 ou 3 jours, vos lentilles devraient avoir produit de jolies pousses. Elles sont prêtes! Inutile de les cuire, nous les mangerons crues.
Vous aurez entre-temps cuit la betterave rouge à votre convenance. Lorsqu'elle est refroidie, la peler et la débiter en cubes. Faire chauffer quelques minutes les graines de courge à sec dans une poêle (pas trop chaude) pour rehausser leur goût. Préparer les assiettes: disposer les épinards, la roquette, le bulbe de fenouil émincé, les cubes de betterave rouge, les lentilles germées, les germes de radis et jets de poireaux, le chèvre émietté et les graines de courge. Arroser de la vinaigrette et dégustez.
La cure anti-fatigue recommande de consommer le soir une céréale (ou assimilé) sans gluten, vous pouvez par conséquent accompagner votre salade, si vous le désirez, de quelques tranches de 'Pain des Fleurs': ce sont de fines cracottes au sarrasin ou à la quinoa, très légères.
12 octobre 2007
Ma crème Budwig aux figues fraîches
Ma vie se déroulant au rythme du calendrier académique, c'est tout naturellement que septembre prend pour moi des airs de nouveau départ. Ce joli mois me semble dès lors propice aux bonnes résolutions pour l'année à venir. Septembre est venu et reparti, laissant les pommes plus rouges et les feuilles plus jaunes. Dans son sillage, il nous lègue quelques rayons de soleil d'arrière-saison, dernier répit sans doute avant que compère l'hiver ne vienne frapper aux fenêtres. Pour aborder de pied ferme les mois qui s'annoncent, pour entamer chaque journée avec le sourire et pleine d'énergie, j'ai donc résolu d'apporter un soin tout particulier au premier repas de la journée. Pour ce faire, j'ai adopté une alliée de choix: la crème Budwig. Vous aurez déjà, sans doute, croisé sa route au détour de quelque blog aux affinités naturo-biologiques, avec ou souvent sans gluten... C'est un (petit-) déjeuner parfaitement équilibré, extrêmement sain et fournissant tous les aliments essentiels à un départ en pleine forme. De plus, la crème Budwig est délicieuse et se prête à mille et une déclinaisons pour chasser la monotonie et s'adapter aux saisons. Je l'ai définitivement inscrite au menu depuis quelques semaines, et je m'en félicite. Dans mon prochain billet, je vous chanterai plus longuement les louanges de la crème Budwig, avec la recette de base et toutes les variations possibles et imaginables, mais pour aujourd'hui je me contenterai de vous présenter la version qui est sans conteste ma favorite jusqu'à présent, un vrai régal: aux figues fraîches, purée d'amande blanche et sirop d'agave... une association sublime, ce n'est pas Clea qui me contredira!
Ingrédients: pour 1 personne
4 c.c. de yaourt de soja nature
2 c.c. d'huile de lin vierge de première pression à froid
1/2 citron (petit)
2 c.c. de sarrasin cru
2 c.c. de sirop d'agave
1 c.c. bombée de purée d'amande blanche
2 ou 3 belles figues fraîches
Préparation:
Dans un bol, on émulsionne vigoureusement le yaourt de soja et l'huile de lin, jusqu'à obtenir un mélange homogène (ceci est nécessaire pour 'neutraliser' le goût de l'huile, assez prononcé). Ensuite, on rajoute tour à tour le jus d'1/2 citron, le sarrasin fraîchement moulu (dans un petit hachoir ou moulin à café, c'est parfait), le sirop d'agave et la purée d'amande. On mélange allègrement, et on rajoute les figues fraîches en morceaux. On déguste immédiatement: plus c'est frais, meilleur c'est!












