Sous la pression générale, je sors de mon hibernation (après tout, si je n'en sors pas aujourd'hui, quand en sortirai-je?) et me décide enfin à vous dévoiler 6 choses, habitudes, tics pas trop importants. En avant-première, une révélation choquante (âmes sensibles s'abstenir): personne n'est parfait, même pas moi. Je sais, c'est dur. Par conséquent, nous interrompons brièvement ce programme afin de vous permettre d'accuser le coup: on pense vacances, on pense nature, on pense positif.

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Ca va mieux? Alors, on respire un grand coup et on continue. Autour de la phrase précitée, 6 variations.

(1) Au bureau, je m'efforce de modérer mes ardeurs écologiques, en partant du principe qu'il vaut mieux opérer de petits changements en douceur qu'abrutir mes collègues de grandes envolées enflammées au risque de les assommer. MAIS: lorsqu'il s'agit du tri des déchets, je deviens incontrôlable. Dès que je repère les signes annonciateurs d'une mise en poubelle imminente (un pot de yaourt presque terminé! Une bouteille de soupe! Une cannette entamée! Un trognon de pomme! Une boîte de thon vide! Un papier à tartines!), mon regard est irrésistiblement attiré, et je guette compulsivement l'itinéraire du déchet en question pour m'assurer qu'il trouvera poubelle à son pied. Il n'est pas rare que j'aille ensuite rétablir l'ordre en redirigeant le déchet vers le contenant approprié, ni qu'au passage j'écrase ici une bouteille en plastique, là un ravier en carton. Jusqu'il y a peu, j'étais certaine d'agir avec la plus grande délicatesse et de camoufler parfaitement mon obsession, jusqu'à ce qu'une de mes collègues m'avoue qu'elle ressentait un stress certain à l'idée de se tromper de poubelle car elle savait pertinemment que je l'observais avec la plus grande attention à ce moment crucial. Coup fatal à ma prétendue discrétion...

(2) Autant que possible, je tâche d'éliminer de mon alimentation les produits raffinés, trop transformés, les produits laitiers que je ne digère pas bien, ou encore les aliments qui font monter le cholestérol (oui, malgré mes tous efforts pour manger sainement, mon taux de cholestérol est tout sauf optimal; y a pas de justice). MAIS: il y a deux desserts devant lesquels il m'est absolument impossible de résister: la crème brûlée, et la tarte au citron. Si elles figurent sur un menu, je ne veux même pas commencer à réfléchir à ce qui entre dans leur composition. Je commande, point à la ligne.

(3) Je suis une retardataire incurable, mais je fais preuve d'une grande mauvaise foi à ce sujet; j'ai donc recours à mille et un stratagèmes en guise de camouflage (voir ici une illustration flagrante).  MAIS: en revanche, devoir moi-même patienter m'insupporte au plus haut point. Plutôt que d'attendre un bus pendant une demi-heure, je suis prête à marcher l'heure entière; et peu de choses me mettent davantage de mauvaise humeur que d'attendre une personne qui ose être en retard sans m'en avoir prévenue. Je peste, j'enrage, j'invective intérieurement l'individu sans scrupule qui se permet de traiter mon temps de façon aussi cavalière.

(4) Je n'aime pas le Nutella (pas taper!).

(5) Je m'oppose régulièrement avec une vertueuse indignation et moult arguments-choc à toute tentative de m'emmener dans un fast-food qui est, de toute façon, voué à péricliter dans un futur proche grâce aux efforts d'Anaïk. MAIS: à la vérité, je trouve simplement que Ronald est décidément bien mauvais cuisinier, et qu'à sa table on mange vraiment très mal. Ce qui rend mon mérite à l'éviter tout relatif, il faut bien l'avouer.

(6) Je commence toujours les questionnaires que l'on me transmet avec la ferme intention d'être brève, concise et élégante dans mes réponses. MAIS: est-il vraiment, à ce stade, nécessaire de développer davantage ce dernier point?

En bonus: je dois m'être déjà attiré assez de malheurs et malédictions pour me durer des millions d'années, car je brise sans vergogne pratiquement toutes les chaînes de mails/diapositives sirupeuses que l'on me transmet. Et ce malgré les menaces à faire froid dans le dos évoquant les terribles conséquences qui guettent les malotrus tels que moi. Sans nul doute, un essaim de calamités guette la première occasion pour s'abattre sur ma vie et la transformer en vallée des larmes.
Une fois encore je braverai le péril en ne faisant pas suivre ce questionnaire qui a déjà tellement circulé. Que celui qui n'y a pas encore répondu, ou qui désire s'attirer amour gloire et beauté pour les années à venir, reprenne le flambeau...