12 octobre 2007
Ma crème Budwig aux figues fraîches
Ma vie se déroulant au rythme du calendrier académique, c'est tout naturellement que septembre prend pour moi des airs de nouveau départ. Ce joli mois me semble dès lors propice aux bonnes résolutions pour l'année à venir. Septembre est venu et reparti, laissant les pommes plus rouges et les feuilles plus jaunes. Dans son sillage, il nous lègue quelques rayons de soleil d'arrière-saison, dernier répit sans doute avant que compère l'hiver ne vienne frapper aux fenêtres. Pour aborder de pied ferme les mois qui s'annoncent, pour entamer chaque journée avec le sourire et pleine d'énergie, j'ai donc résolu d'apporter un soin tout particulier au premier repas de la journée. Pour ce faire, j'ai adopté une alliée de choix: la crème Budwig. Vous aurez déjà, sans doute, croisé sa route au détour de quelque blog aux affinités naturo-biologiques, avec ou souvent sans gluten... C'est un (petit-) déjeuner parfaitement équilibré, extrêmement sain et fournissant tous les aliments essentiels à un départ en pleine forme. De plus, la crème Budwig est délicieuse et se prête à mille et une déclinaisons pour chasser la monotonie et s'adapter aux saisons. Je l'ai définitivement inscrite au menu depuis quelques semaines, et je m'en félicite. Dans mon prochain billet, je vous chanterai plus longuement les louanges de la crème Budwig, avec la recette de base et toutes les variations possibles et imaginables, mais pour aujourd'hui je me contenterai de vous présenter la version qui est sans conteste ma favorite jusqu'à présent, un vrai régal: aux figues fraîches, purée d'amande blanche et sirop d'agave... une association sublime, ce n'est pas Clea qui me contredira!
Ingrédients: pour 1 personne
4 c.c. de yaourt de soja nature
2 c.c. d'huile de lin vierge de première pression à froid
1/2 citron (petit)
2 c.c. de sarrasin cru
2 c.c. de sirop d'agave
1 c.c. bombée de purée d'amande blanche
2 ou 3 belles figues fraîches
Préparation:
Dans un bol, on émulsionne vigoureusement le yaourt de soja et l'huile de lin, jusqu'à obtenir un mélange homogène (ceci est nécessaire pour 'neutraliser' le goût de l'huile, assez prononcé). Ensuite, on rajoute tour à tour le jus d'1/2 citron, le sarrasin fraîchement moulu (dans un petit hachoir ou moulin à café, c'est parfait), le sirop d'agave et la purée d'amande. On mélange allègrement, et on rajoute les figues fraîches en morceaux. On déguste immédiatement: plus c'est frais, meilleur c'est!
29 juin 2007
Semoule d'amarant(h)e noisette-chocolat
Voici plusieurs semaines que je n'ai plus publié de billets consacrés à des ingrédients inhabituels; il est donc plus que temps d'y remédier! Peut-être vous souvenez-vous de mes expérimentations à la quinoa et au millet pour des matins gourmands et originaux? Cette fois c'est l'amarante qui est passée à la casserole. Tout comme la quinoa (à laquelle elle ressemble un peu d'ailleurs, en bien plus petit encore), l'amarante est exempte de gluten et est d'une grande richesse nutritionnelle. "Fausse céréale", elle contient notamment des protéines végétales de très bonne qualité et est également riche en fer, en calcium et en magnésium pour ne citer qu'eux. Vous la trouverez en magasin bio. Mon paquet renseigne 4 propositions d'utilisation, que je vous communique ici:
- l'incorporer, à raison de 20 à 25%, à vos pâtes à gâteaux, après l'avoir moulue
- la cuire dans 3 fois son volume d'eau durant 40 à 45 minutes, et en faire la base de burgers végétaux
- en faire du "pop-corn" (ou plutôt du "pop-amaranthe", je vous en parlais ici): il suffit de bien chauffer une poêle, à sec, et d'y verser une cuillerée d'amarante; on couvre immédiatement, et en quelques secondes les graines éclatent joyeusement
- les faire germer, après 12h de trempage, comme on le ferait pour de la luzerne
Pour ma part, j'ai été tentée de l'essayer en version sucrée. Cette minuscule graine se prête bien à une préparation en semoule, car une fois cuite elle acquiert une texture liée sans pour autant se transformer en crème, les petits grains croquent encore légèrement sous la dent. Je me suis inspirée d'une recette de Valérie Cupillard, extraite de son beau livre "Desserts et pains sans gluten" (Ed. La Plage), et j'y ai introduit quelques modifications.
Il s'agit au départ d'un dessert, que l'on prépare un peu à l'avance avant de laisser reposer au frais. Mais je le trouve relativement riche (c'est du "bon riche": purée de noisettes, sirop de riz, prévoyez donc un repas assez léger pour précéder, faites de petites portions... ou, comme moi, confectionnez-le la veille en soirée, et commencez la journée du bon pied par ce petit déjeuner reconstituant et vraiment délicieux. J'aime tout d'abord le moment où l'on découvre le dessert à travers sa texture et où, telle Amélie Poulain, l'on s'en va à sa rencontre cuillère à la main. C'est dense et humide, cela se tient, mais ce n'est en rien gélatineux, plutôt crémeux et ferme à la fois... Le nez entre en lice, l'arôme de chocolat extra noir et le petit parfum de noisette sont remplis de promesses. C'est alors au tour des lèvres, langue et papilles, et dents aussi, de se mêler au jeu. Le contraste entre les éclats de noisettes, les graines d'amaranthe qui ont conservé un léger croquant, et la texture très onctueuse conférée par le chocolat et la purée de noisettes est particulièrement agréable en bouche. Quant à la saveur, que dire de plus? Chocolat et noisettes se marient à merveille avec cette graine au goût un peu particulier, comme épicé, pour un résultat riche et long en bouche qui s'attarde plusieurs belles secondes après chaque bouchée, permettant ainsi de prolonger le plaisir. Pour ceux qui sont effrayés par toutes ces graines bizarres dont l'amarante fait partie, voilà une excellente façon de se familiariser avec elle. J'ai remarqué que le mot "régressif" était en vogue, je pense qu'il résume assez bien cette crème-semoule cacaotée... Moi, envoûtée. Pas vous?
Ingrédients: pour 4 personnes
100 g d'amarante
15 cl d'eau
15 cl de lait de riz ou de soja
100 g de chocolat à 70% de cacao
2 grosses c.s. de purée de noisette
2 à 4 c.s. de sirop de riz, selon que vous désirez un résultat plus ou moins sucré
Quelques noisettes hachées grossièrement
Préparation:
Faire cuire l'amarante dans l'eau et le lait: amener à ébullition, puis laisser cuire doucement jusqu'à absorbtion complète, en tournant si cela s'avère nécessaire; il faut compter environ 30 minutes. Retirer du feu, couvrir et laisser gonfler.
Faire fondre le chocolat avec un peu d'eau sur feu doux, y ajouter la purée de noisettes et le sirop de riz, et bien remuer jusqu'à obtenir un mélange homogène. Hors du feu, y ajouter l'amarante cuite, et mélanger intimement. Répartir dans des ramequins, parsemer de noisettes hachées, et placer au frais. Dégustez, et fondez de plaisir à petites bouchées...
Si vous êtes tentés de pousser plus avant la découverte de cette sympathique petite graine ronde, je vous conseille de rendre visite à Anne, chez Blogbio, qui propose plusieurs recettes à base d'amarante. Enfin, une question pour conclure: la guerre du H aura-t-elle lieu? Tout comme il y a deux écoles pour la quinoa (tu veux dire LE quinoa? Non, LA. Comment ça, on dit bien DU quinoa tout de même? Ben moi, je dis DE LA. Etc etc.), il semble qu'amaranTe et amaranTHe soient toutes deux attestées. Quelle est l'orthographe correcte? La question est ouverte.
21 avril 2007
Briochettes façon hot cross buns: la perfection est de ce monde
Il y a une région de Belgique, la Province de Luxembourg pour être précise, dont le slogan est "Une ardeur d'avance". Eh bien moi avec cette recette, j'ai plutôt une ardeur de retard. Vous connaissez certainement les hot cross buns, ces petites brioches épicées aux raisins secs, légèrement carrées et garnies d'une croix, qui sont traditionnellement dégustées le vendredi Saint. Lors de mon année en Irlande, je les ai découverts, achetés encore chauds au "Queen of Tarts" en face de mon appartement. Je rêve de retourner à ce petit salon de dégustation qui proposait petits déjeuners et lunches à se damner.
Dernièrement j'ai repensé à cette période, et j'ai été envahie par une irrésistible envie de planter mes dents dans une petite brioche moelleuse et parfumée.
J'ai essayé de me concentrer sur mon travail du moment, mais ces briochettes ont peu à peu envahi tous les recoins de mon cerveau jusqu'à ce qu'il me soit impossible de penser à autre chose. Dans ces cas-là, la meilleure façon de se débarrasser de l'envahisseur, c'est encore de lui céder. Comme le dit Oscar Wilde, dont l'humour décalé et cynique me réjouit profondément, "The only way to get rid of temptation is to yield to it... I can resist everything but temptation". Si c'est Oscar qui le dit... Sans plus tarder j'ai ouvert le livre de Pascale, Cookies, Muffins & Co, et me suis lancée dans la réalisation de mes premiers hot cross buns. Vu que j'avais un peu raté le coche, j'ai supprimé la croix et les ai faites rondes. Dans la foulée j'ai enlevé les écorces d'orange confites, mais à part ça j'ai suivi la recette à la lettre. Oui, vous avez bien lu: j'ai laissé au placard mes farines complètes et beurres d'oléagineux. Je ne suis pas intégriste, malgré les apparences: je cherchais à retrouver le goût de ces fameux buns, et pour cela, en avant farine blanche et beurre de ferme (en quantité modérée, 50 g pour 12 buns, il n'y a pas mort d'homme tout de même). L'exercice du pétrissage m'intimidait un peu, mais après quelques minutes cela devient automatique. Après le temps de pousse de rigueur, et la cuisson, je me suis presque brûlé les doigts tant j'étais pressée de les entamer. On tartine d'un peu de beurre et d'une bonne confiture de framboises. On ouvre la bouche, on... bon, pas besoin de vous faire un dessin.
Et là, oh bliss! Bliss and heaven! Un moment de pur bonheur gustatif. C'est d'abord la consistance qui me ravit, la mie est superbe, bien filante, douce et moelleuse. Ensuite, le goût, tout aussi séduisant. Cette recette est parfaite! Grâce à Pascale, je peux me recréer un petit bout d'Irlande chez moi, dès que le besoin s'en fait sentir... Je pense simplement que la prochaine fois (car prochaine fois il y aura) je ne les glacerai pas avec le sirop sucré, pour garder un aspect un peu rustique et éviter que cela ne colle aux doigts!
Mise à jour: Rosine me signale gentiment en commentaire que Pascale a publié une recette de hot cross buns sur son blog. Ce n'est pas exactement la même que celle de son livre, mais elle en est très proche. Vous pouvez la voir ici.
30 mars 2007
Granola maison multicolore aux ... 26 ingrédients!
Dernièrement, en discutant avec une amie, nous avons réalisé que nous avions en commun une capacité d'autopersuasion étonnante, qui se défie du bon sens; tant que l'envie d'y croire est là, nous arrivons à faire avaler à notre raison les invraisemblances les plus criantes.
Je m'explique. Au vu des deux vérités suivantes, à savoir 1) je dois être au bureau à 8h30 et 2) il me faut au minimum 10 minutes pour m'y rendre, il est enfantin de conclure que je si je quitte mon domicile après 8h20, je serai en retard au boulot. Eh bien, malgré cette logique simple et implacable, jusqu'à 8h29 je reste convaincue que, si je m'active un peu, j'arriverai juste à temps. Tant que l'aiguille n'a pas atteint le moment fatidique, rien n'est perdu. Et j'ai beau faire régulièrement l'expérience de la non-validité de ce raisonnement, j'y crois tout aussi dur comme fer le matin suivant. Lorsque je surgis de mon lit comme un diable de sa boîte, l'oeil hagard et le cheveu en bataille, alors que 8 coups ont déjà retenti au clocher du quartier, je reste certaine que, cette fois, j'y arriverai. Et de rogner le plus possible sur les activités matinales grignoteuses de précieuses secondes. Bien entendu, cela fait bien longtemps que le déjeuner est tombé au champ d'honneur, première victime de ma mauvaise organisation. Mais mon déjeuner, c'est aussi le garant d'une bonne activité cérébrale durant toute la matinée... J'ai donc décidé de prendre le taureau par les cornes, et de me préparer un granola géant anti-coup de pompe dont j'emporterai chaque matin une portion au bureau. Il faudra juste que je songe à l'emballer la veille, sinon mes bonnes résolutions risquent bien d'être sans lendemain!
Voilà pourquoi hier soir la cuisine s'est transformée, l'espace d'une heure, en une véritable usine
miniature à hacher, émincer, concasser, trancher, bref toutes activités impliquant couteau et planche à découper. Incapable de me décider sur les ingrédients à inclure, j'ai opté pour la solution de facilité et utilisé tout ce qui me passait par la tête. On ouvre les armoires, on sort tout ce qui peut faire l'affaire, et zou, c'est parti! Cela a donné un muesli toasté aux 7 flocons, 2 grains soufflés, 6 noix, 6 fruits séchés, 3 petites graines, cannelle et sirop de riz. Si vous comptez bien, cela fait donc pas moins de 26 ingrédients dans un même bol! Même les plus hardies de vos réponses ne sont pas montées si haut (mais bravo à Fabienne d'avoir repéré la quinoa soufflée). Excessive, moi? En tout cas, avec une telle combinaison, on est assuré de chasser le creux d'11h; et pas deux bouchées semblables, adieu l'ennui! Sans compter que le granola qui toaste au four, cela sent divinement bon... et qu'on peut picorer à loisir durant la préparation. Enfin, c'est tout simplement délicieux, et de plus très sain, que du bon, que du bio là-dedans! Je l'ai sucré au sirop de riz, on peut le remplacer par du miel liquide ou même du sucre roux ou complet. On peut bien sûr varier les ingrédients à l'infini; je suis particulièrement séduite par la présence de flocons de châtaigne écrasés qui apportent une touche très savoureuse. Il est très facile d'adapter cette recette sans gluten: il suffit de
choisir les flocons de sarrasin, riz et châtaigne; la quinoa et
l'amaranthe n'en contiennent pas non plus.
Ingrédients: pour 1 bon kilo
500 g de flocons variés (avoine, riz, orge, froment, seigle, sarrasin, châtaigne)
100 g de grains soufflés non sucrés (quinoa, amaranthe)
6 c.s. de petites graines (tournesol, courge, sésame)
1 bol de noix variées (amandes, noix de cajou, noisettes, noix d'Amazonie, pignons, noix de coco râpée)
1 bol de fruits séchés (dattes, mangues, raisins, pommes, abricots, papayes)
1 c.c. bombée de cannelle
6 c.s. de sirop de riz
Préparation:
Concasser grossièrement les noix. Découper les fruits séchés en petits morceaux. Ecraser grossièrement les flocons de châtaigne au rouleau à pâtisserie. Dans un grand saladier, mélanger les flocons, les grains soufflés, les petites graines, les noix et la cannelle. Ajouter le sirop de riz et bien brasser pour qu'il ne reste plus de gros amas. Verser cette préparation dans un grand plat allant au four, et enfourner à 160°C. Remuer régulièrement. Lorsque toute la préparation a pris une couleur dorée, ajouter les fruits séchés et mélanger. Transvaser dans un grand saladier (pas en plastique) pour laisser refroidir. Conserver dans une boîte en métal hermétique.
J'ai acheté la quinoa soufflée, quant à l'amaranthe (une graine jaune absolument minuscule et sans gluten) je l'ai soufflée moi-même: il suffit de verser à sec dans une poêle bien chaude une cuillerée d'amaranthe, on couvre immédiatement, et après quelques secondes à peine on entend un feu d'artifice de petits "pops" qui dansent sous le couvercle. On recommence autant de fois que désiré, et on conserve dans une boite hermétique.
Granola-devinette
A vue de nez, combien d'ingrédients dans ce granola maison confectionné hier soir pour de joyeux déjeuners en perspective? La réponse dans quelques heures...
28 février 2007
Petites graines et petit déjeuner: au tour du millet de se faire sucrer!
Elle court, elle court, la maladie... tout court. Je suis restée travailler à la maison hier matin pour soigner un début de grippe bien au chaud. Une bonne occasion pour soigner en même temps mon déjeuner, trop souvent expédié. Après un premier essai concluant de quinoa vanillée au lait de soja et aux fruits secs, je poursuis mon exploration en détournant version sucrée une autre petite graine ronde et jaune bien sympathique: le millet. Ce nom générique regroupe plusieurs variétés de graminées, la plus commune étant le millet perlé, qu'on achète habituellement décortiqué (on en trouve sous d'autres formes, notamment des flocons et de la semoule fine, en magasin bio).
Le millet ne contient pas de gluten, ce qui en fait une alternative intéressante pour les intolérants et allergiques; il est riche en magnésium et en phosphore, et contient également du zinc et du fer, bien que le décorticage lui fasse perdre une partie de ses propriétés nutritionnelles intéressantes. Il est une bonne source de protéines, mais comme les autres céréales (et contrairement à la quinoa) il est déficient en lysine, l'un des 8 acides aminés que le corps n'est pas capable de synthétiser. Il est donc nécessaire de recourir à la complémentation protéique pour assimiler au mieux ces protéines végétales. Ayant terminé mon exposé, je vous avouerai aussi sec que, dans le cas de mon déjeuner, je ne me suis pas remué les méninges à l'extrême pour assurer la complémentation protéique; l'oeuf, le lait végétal et les noix ont sans doute un peu rectifié le tir, et de toute façon quand on mange du pain ou des cornflakes le problème se pose aussi! Après avoir fouiné un peu dans mes livres de Valérie Cupillard à la recherche d'une idée de départ, c'est un gratin que j'ai décidé de préparer. Bien entendu, je n'allais pas le laisser nature, il aurait été tristounet ce millet; je n'ai pas pu m'empêcher d'y cacher des tas de petites notes gourmandes. On procède à la rituelle inspection des placards; il me reste du sirop de cerise maison de l'été passé, pourquoi ne pas l'utiliser? On en nappe le fond du plat. Dans l'appareil à gratin: une pomme émincée, un peu de cannelle, du sucre complet pour son petit goût de réglisse. Par-dessus: une touche croustillante faite de noix fraîches finement concassées et de sucre. Il en reste plus qu'à passer 20 minutes au four, et voici un petit déjeuner reconstituant et surtout délicieux. Le millet résiste encore un rien sous la dent, mais la consistance générale est plutôt crémeuse, ce qui crée un contraste de texture bien agréable. La croûte de noix caramélisée est délicieuse; le sirop de fruits apporte une note douce et fruitée. A nouveau je suis conquise; décidément, les petites graines sucrées et moi, l'histoire ne fait que commencer!
Ingrédients: pour 2 à 3 personnes
120 ml de millet décortiqué
120 ml d'eau
250 ml de lait de riz, soja, vache...
1 pomme
Cannelle
3+1 c.c. bombées de sucre mascobado (rapadura)
1 gros oeuf
5 ou 6 noix hachées fin
Du sirop de fruits (cerise pour moi) pour napper
Préparation:
Faire cuire le millet doucement à couvert avec l'eau et le lait choisi, durant 15 à 20 minutes. Hors du feu, ajouter l'oeuf battu et mélanger vivement, puis ajouter la cannelle, 3 c.c. de sucre et la pomme coupée en petits dés. Chemiser un petit plat à gratin de sirop de cerise et verser la préparation. Parsemer des noix concassées mélangées au sucre restant. Cuire au four préchauffé à 200°C pendant environ 20 minutes. Déguster tiède, éventuellement nappé d'un filet de sirop de cerise.
23 février 2007
Quinoa vanillée "réveille-matin" aux fruits secs façon riz au lait et sa crème d'amande fruitée
Il pleuvait ce matin lorsque je me suis réveillée. Ou plutôt, il mousinait comme on dit en patois gaumais: pas une vraie pluie bien franche, plutôt une petite bruine chagrine, fine et pénétrante.
Juste assez d'eau pour que, le temps du trajet à pied jusqu'à mon bureau, mes cheveux rebelles aient absorbé suffisamment d'humidité pour me faire ressembler à un mouton crépu. Adieu crolles bien définies, bonjour frisottis en pagaille, flous et inesthétiques. Dans ces cas-là, j'ai tendance à imiter la météo et à faire grise mine. Ne vous méprenez pas, je ne suis pas d'un naturel tatillon en ce qui concerne mes attributs capillaires. Je sors de chez moi en oubliant de me coiffer plus souvent qu'à mon tour et j'ai perpétuellement des mèches en bataille, mais là c'est différent, j'attrape tellement de volume que ma tête en devient plus large que le reste. J'ai parfois peur de ne pas passer les portes.
Alors pour oublier l'espace d'un instant la disproportion imminente de ma crinière, je me suis concocté un petit déjeuner réconfortant avant de partir boulotter. De la quinoa cuite tout doucement avec du lait de soja vanillé, des raisins secs et des cubes de pommes; garnie avec quelques noix, des amandes effilées et des flocons de châtaigne toastés; et accompagnée d'une petite crème d'amandes/confiture de grosses groseilles (du jardin de mes parents, ma préférée). Un vrai délice réconfortant, crémeux, nourrissant et tout ce qu'il y a de plus sain (ça ne fait pas de mal après la décadente tarte au sucre précédente). De quoi vous remettre de bonne humeur la brebis laineuse la plus récalcitrante! Et là, le soleil est sorti de son hibernation, la pluie a cessé, et mes collègues se sont extasiées lorsque je suis arrivée: "J'adore ta coiffure aujourd'hui, dis! Tu sors de chez le coiffeur? Quelle chance, d'avoir des boucles naturellement comme ça...". Elle est pas belle, la vie?
Ingrédients: pour 2 personnes
125 ml de quinoa
125 ml d'eau
125 ml de lait de soja vanillé (non sucré)
2 c.s. de sucre mascobado (rapadura)
1 petite poignée de raisins secs
1 pomme coupée en petits cubes
1 pincée de cannelle
1 pincée de gingembre en poudre
4 noix
Flocons de châtaigne toastés et amandes effilées pour décorer
2 c.c. de purée d'amande blanche
2 c.c. de confiture maison
Préparation:
Si vous le désirez, rincez la quinoa à l'eau froide. La mettre dans une casserole avec l'eau, le lait, le sucre, les raisins, la pomme, la cannelle et le gingembre. Couvrir et laisser cuire à feu doux de 15 à 20 minutes. Répartir dans les bols, ajouter les noix décortiquées, saupoudrer de flocons de châtaigne émiettés (je les ai écrasés au rouleau à pâtisserie) et décorer avec les amandes effilées grillées à sec dans une poêle. Pour la petite crème d'amande fruitée: détendre la purée d'amandes avec un peu d'eau, ajouter la confiture et bien mélanger.
Au départ, la crème d'amandes-grosses groseilles était servie à part; en cours de route je l'ai mise dans mon bol, et au final j'ai tout mélangé, ce qui a lié la préparation et lui a donné un côté crémeux-fondant irrésistible. C'est une recette toute simple que je referai souvent tellement je me suis régalée.

























