01 juillet 2007
J'aime la poste
J'ai menti. Pour le moment je déteste, j'abomine, j'exècre la poste! Depuis plus de deux semaines, je me démène comme une diablotine pour récupérer des colis qui me sont destinés mais ont tout le mal du monde à quitter les réseaux tentaculaires de la poste belge et de sa filiale Taxipost. Et il ne faut pas croire que ça ne fonctionne qu'à sens unique: le blogcolis que j'ai confectionné a finalement quitté la Belgique samedi passé seulement. Plus de détails? Lisez donc ceci...
Fin mai: l'attente. Après avoir dûment composé et (du moins le croyais-je) expédié mon blogcolis, je rentre tous les soirs en me demandant si celui qui m'est destiné est là. Lorsque mi-juin arrive, je me dis qu'il ne devrait plus tarder!
14 juin: premier indice. Je trouve dans mon courrier un avis de passage de Taxipost (société qui gère les colis jusqu'à 30 kgs pour la poste belge) qui me signale qu'un colis m'attend; et, le même jour, une lettre de Taxipost qui désire s'assurer, avant de renvoyer à l'expéditeur le colis qui m'est destiné, que je ne souhaite pas en prendre possession. Etrange; étant donné que l'avis de passage est daté du 5 juin, j'arrive à la conclusion qu'il avait été déposé par erreur dans une autre boîte aux lettres, dont le propriétaire l'a remis dans la mienne avec un peu de retard; d'où la lettre de Taxipost, qui conserve les paquets 15 jours seulement.
15 juin: l'intrigue se noue. Je téléphone à Taxipost: il s'avère que l'avis de passage et la lettre concernent deux colis différents. Donc: pour le colis dont on me parle dans la lettre, je n'ai jamais été prévenue de son existence; pour celui de l'avis de passage, la question demeure. Etant donné que je n'ai pas l'intention de me rendre au dépôt (1h de voiture), il s'agit de fixer un rendez-vous pour une nouvelle livraison. Taxipost est dans l'incapacité de me préciser s'ils viendront le matin ou l'après-midi, il faut simplement être présent TOUTE la journée, de 9h à 18h. Pratique, lorsqu'on travaille à l'extérieur. Je finis par leur demander de livrer les deux colis chez ma maman, qui accepte de rester chez elle le 20. Tout semble réglé.
15 juin toujours: mais qui voilà? Surprise, un avis de passage, de la poste cette fois. Je me dis qu'ils auront peut-être laissé mes colis au bureau de poste local en fin de compte, et je m'en vais, toute guillerette, les réceptionner. Erreur! C'est le blogcolis que j'avais envoyé qui me revient car "insuffisamment affranchi", alors que j'avais pris la peine d'aller au guichet pour éviter tout souci de ce genre.
20 juin: l'attente II. Ma maman me téléphone en soirée pour m'avertir que Taxipost n'a pas donné signe de vie. Entretemps, je dois suivre une semaine de cours dans un centre de conférences complètement isolé de tout, je ne suis donc pas en mesure de me rendre à la poste durant les heures d'ouverture pour reposter mon blogcolis, que j'ai ouvert pour en vérifier le bon état avant de le réexpédier à sa destinataire; ni de téléphoner à Taxipost durant leurs permanences pour leur dire ma façon de penser.
21 juin, 18h15: 1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras. re-coup de téléphone de ma maman, qui vient de réceptionner... 1 colis. Sur lequel une étiquette indique clairement "2 colis à livrer". Le chauffeur lui a soutenu qu'il n'en avait qu'un. Bon, 1 sur 2 c'est déjà ça, mais qu'est-il advenu du deuxième?
21 juin, 20h00: le troisième homme? Retour chez moi pour trouver... un avis de passage de Taxipost, qui me dit qu'un livreur s'est présenté chez moi avec un colis. Un troisième colis?! It's raining colis! Le suspense se corse...
22 juin: de grandes espérances. Après avoir re-re-re-téléphoné à Taxipost au sujet de ce nouveau colis, et du colis manquant, nous découvrons qu'il s'agit du même paquet, qui aurait dû être livré en même temps que l'autre chez ma maman et qui, allez comprendre, s'est trouvé redirigé vers chez moi à la place. Pour éviter tout problème futur, je demande qu'on me l'apporte chez moi un jour de la semaine suivante, me disant que je travaillerai chez moi ce jour-là. Las! L'employée me rétorque qu'il y a déjà eu 3 passages chez moi pour ce colis, il est donc hors de question de me le livrer à domicile, je dois maintenant me déplacer jusqu'à leur dépôt. La moutarde me monte au nez et après quelques explications bien senties, elle se ravise et nous convenons d'un passage pour le mardi 27 juin dans la journée. Ma maman viendra ce même mardi 27 m'apporter l'autre colis. Tout finirait-il par s'arranger?
23 juin: bon voyage, petit blogcolis! Enfin j'ai trouvé le moyen de me rendre à la Poste durant les heures (réduites!) d'ouverture, et de poster à nouveau mon Blogcolis. Espérons que cette fois est la bonne!
27 juin: l'attente III. Devinez qui ne s'est pas présenté chez moi aujourd'hui? Je commence à la trouver assez saumâtre car j'ai dû m'organiser pour travailler à domicile exprès pour les attendre; d'autant que, ma maman étant tombée malade, elle n'a pu venir chez moi non plus. Résultat des courses: toujours 0 colis sur 2 arrivés chez moi, et O sur 1 arrivés chez ma destinataire.
28 juin: juste quand on croit que ça ne peut pas être pire... Munie de mon arme fatale, le téléphone, je m'attaque à Taxipost pour la xième fois. Ils ont dû sentir que j'étais prête à exploser, et du coup ils ont posté un charmant employé à l'autre bout de la ligne, ce qui désamorce un peu la situation. Il est "absolument désolé de tout ce qui m'est arrivé, mais c'est terrible, oui, très ennuyeux, vraiment fâcheux, vous qui aviez pris toutes vos dispositions pour vous libérer hier, une minute, je vérifie où se trouve votre colis... tap tap tip top sur le clavier... oh oh... heu, Madame, quand avez-vous téléphoné chez nous pour convenir d'un nouveau passage? Jeudi passé? Ecoutez, je ne comprends pas ce qui a pu se passer, mais le colis a été renvoyé à son expéditeur vendredi passé. Je ne sais pas quoi faire, je n'ai aucun moyen de le récupérer..." Je suis malgré tout parvenue à rester civile et à lui demander, tout ce qu'il y a de plus poliment, pourquoi ils ne déposent pas simplement les paquets au bureau de poste le plus proche du domicile du destinataire. "C'est ce qu'on faisait avant, Madame, mais on a dû arrêter parce qu'il y avait trop de colis qui se perdaient". Ah, s'ils perdaient des colis... heureusement qu'ils ont pu surmonter le problème à présent. Rien à redire, service parfait.
30 juin, 9h30: un message qui m'enlève un poids de culpabilité: mon blogcolis est enfin parvenu à sa destination tout au bout de la France! Il est arrivé ce matin chez Lali, la sauvant in extremis d'une crise de nerfs, voire d'un facteuricide, tant elle était poussée à bout par cette attente interminable. De ce côté au moins, tout est bien qui finit bien.
30 juin, 11h30: il est arrivé-é-é; sans s'presser-er-er! Incroyable mais vrai, mon blogcolis tant attendu est enfin parvenu à se frayer un chemin jusque chez moi. Deux bonnes nouvelles comme celles-là sur la même matinée, après plusieurs semaines d'angoisse, c'est Noël! Et quel blogcolis... c'est Fybule, depuis sa superbe région des Alpes, qui m'a confectionné un colis fybuleux-fabuleux! Chaque produit me remplit d'aise et il me tarde de les essayer tous... Je détaillerai le contenu dans mon prochain billet, mais d'ores et déjà, merci, merci Fybule pour ce colis coquet qui aura su se faire attendre pour n'en être que mieux apprécié...
1 juillet: état des lieux. Actuellement, voici où en sont les choses:
- un blogcolis finalement arrivé à destination, plus de 30 jours après sa première expédition.
- mon blogcolis enfin arrivé ce matin. Il a été posté le 30 mai, il arrive le 30 juin. A ce rythme-là, on pourrait y gagner en réinstaurant la poste à cheval. Mais passons; il est là, il est là, il est là!
- un colis non identifié, renvoyé à l'expéditeur sans que je sache avec certitude quoi, qui, quand... c'est un supplice!
Conclusion générale: je soupçonne fortement Taxipost ("leader belge du courrier express", qu'ils disent sur leur site. De toute évidence, la rapidité est une notion très relative) d'avoir des actions dans la téléphonie...

