18 mai 2007
Séjour à Londres, en images
Au menu aujourd'hui, pas de recette (je fouille pour retrouver les proportions du cheesecake au speculoos, j'ai égaré ma feuille de notes), mais quelques images de mon séjour à Londres, très agréable bien qu'assez arrosé (de pluie, notez bien, pas de bière, sans quoi le "mais" n'aurait pas été de mise). En 4 jours nous avons abattu une quantité de passages obligés touristiques non négligeable:
Westminster Abbey
Big Ben
The Houses of Parliament
The Tower of London
London Bridge
Notting Hill
Et, à Notting Hill, THE célèbre librairie du film; après vérification, il a changé de propriétaire...
De l'autre côté de la même rue de Notting Hill, un magasin qu'on dirait fait pour nous, dédié entièrement aux livres et magazines de cuisine, avec un petit salon de dégustation dans le fond
Marble Arch
The British Museum
Kensington Palace Gardens
The National Gallery (sur Trafalgar Square)
Covent Garden
Un défilé militaire en musique, avec des milliers de protagonistes en manteau noir, parapluie et chapeau melon (là ils sont tête nue car ils passent devant la soeur du Prince Charles, qu'on devine en manteau blanc sous un parapluie à droite de la statue, derrière eux)
Buckingham Palace
Harrods
Temps partagé donc, indécis les premiers jours entre soleil et bruine épisodique, avant de se diriger résolument vers la grisaille et les larmes, de plus en plus torrentielles! Ce qui nous donnait de bonnes excuses pour prendre de nombreux moments de répit autour d'un bon café et muffins/scones inoubliables...
Je suis repartie dès ce midi, pour la Bourgogne cette fois, je passe le week-end près de Dijon. Ah, le pain d'épices de chez Mulot et Petitjean!
A bientôt pour d'autres aventures!
12 mai 2007
Out of office notice: London, baby!
Je disparais à nouveau quelques jours, mais cette fois pour une bonne cause: je m'en vais prendre un bon bol de smog londonien... et à Notting Hill plus précisément! Déambuler dans Hyde Park à la recherche de Hugh (si je le vois Grignote, je t'appelle!), s'émerveiller chez Harrods, découvrir Covent Garden, acheter des chapeaux kitsch, des tas de bouquins anglais, manger des scones et, cela va sans dire, boire quelques pintes à votre santé (merci Lolotte pour l'adresse du pub-arbre...). Je vous en dirai des nouvelles à mon retour! Pour vous faire patienter en mon absence, une petite preview d'une recette à venir: un sublissime cheesecake au speculoos. Estomacs délicats s'abstenir, c'est du béton armé, mais qu'est-ce que c'est bon!
10 mai 2007
Salade-repas au blé, thon et légumes variés,
Voilà qu'après plus d'un mois sans avoir daigné se fendre d'une seule goutte, la pluie reprend ses droits. Du jamais vu dans le plat pays, qui n'est pourtant pas réputé pour ses printemps sans précipitations! Scandalisée sans doute d'avoir été, par Monsieur Rayonnant, bannie sans autre forme de procès durant 5 longues semaines, Madame Pluvieuse a semble-t-il décidé d'un séjour prolongé dans le ciel de nos contrées. Voici trois jours qu'elle arrose la terre sans discontinuer, mais tout en douceur, comme pour réhabituer lentement l'environnement plutôt que de descendre en cascade dévastatrice.
La température a baissé en conséquence. L'envie me chatouille furieusement d'entamer une véhémente diatribe contre les causes de ces chamboulements climatiques. Je m'abstiendrai. Constat désolant, cependant: le soleil radieux, qui ne manquait jamais de provoquer ma bonne humeur au saut du lit, amène désormais dans son sillage, non pas un bonheur sans nuage, mais un bonheur teinté d'inquiétude et de malaise. Quel dommage! En avril, on s'est découvert de beaucoup, beaucoup de fils; le joli mois de mai s'annonce plus grincheux. Et par esprit de contradiction, voilà qu'il me prend des idées de repas froids. Certes, les dictons météorologiques risquent de perdre chaque année davantage de véracité, mais tant qu'il est encore temps j'en profiterai, en mai, pour faire ce qu'il me plaît. Pour l'heure, ce qui me plaît, c'est une salade composée pour un repas complet et facile à emporter. J'aime ces repas en plat unique, où l'on peut intégrer une multitude d'ingrédients en fonction de la saison, des envies du moment, du contenu du frigo... Pour cette fois, ce sera le blé aux grains ronds, thon déboîté, courgette, poivron et champignons cubés, oignons jeunes et rouges émincés... Une délicieuse petite sauce au pesto de tomates séchées est venue agrémenter le mélange; la présence de quelques olives et de piments verts doux apporte une touche relevée fort agréable. A déguster frais sur une terrasse ensoleillée... ou à défaut, devant son ordinateur à la pause de midi!
Ingrédients: pour 2 à 3 personnes
125 g de blé (précuit; de l'orge ou une autre céréale conviennent également)
1 poivron rouge
1/2 courgette
6 olives noires
100 g de champignons
1/2 oignon rouge
3 oignons nouveaux
6 piments verts (doux, conservés au vinaigre)
2 petites boîtes de thon (environ 200 g égoutté).
Pour la sauce:
2 c.c. de pesto de tomates séchées
2 c.c. d'huile d'olive
2 c.c. de vinaigre (j'ai pris le vinaigre de conservation des piments)
1 c.c. de jus de citron
Préparation: (est-ce bien nécessaire?)
Faire bouillir une casserole d'eau, saler et cuire le blé environ 10 minutes. L'égoutter et le laisser refroidir dans un saladier. Pendant ce temps, nettoyez les légumes, les olives et les champignons et découpez-les en petits morceaux. Lorsque le blé est cuit et refroidi, y ajouter les autres ingrédients, y compris le thon émietté. Préparer la sauce: mélanger tous les ingrédients et verser sur la salade.
07 mai 2007
Pesto aux tomates séchées pour fille pressée
Vous aurez peut-être remarqué que j'ai du mal à alimenter mon blog régulièrement ces dernières semaines; il faut dire que je trouve à peine le temps de m'alimenter moi-même... "There are never enough hours in a day, but always too many days before Saturday" (Hanson's Treatment of Time). Il n'y a jamais suffisamment d'heures dans une journée, mais il y a toujours bien trop de jours jusqu'au samedi. Cette citation traduit assez bien mon état d'esprit actuel. Sauf qu'en ce moment les samedis ressemblent furieusement aux lundis, mardis etc etc. Même les dimanches y passent, bien souvent. Je n'ai pourtant pas très envie de succomber à la facilité des plats préparés, souvent bourrés d'additifs et conservateurs, trop salés, générateurs d'emballages polluants... sans parler du prix. J'ai donc préparé ce week-end un pot de pesto aux tomates séchées maison qui accompagne à merveille, par exemple, de délicieux spaghetti blé/quinoa à l'ail et au persil. On obtient ainsi en quelques minutes un repas sur le pouce très parfumé et réconfortant. Le quota en légumes et protéines n'est pas vraiment atteint, mais on peut compenser aux autres repas, prendre une salade en entrée, ajouter du jambon... J'avais également préparé voici quelques semaines un pot de pesto d'herbe à l'ail que m'avait très gentiment envoyé Lilo, du très beau blog Cuisine Campagne; mais mon étourderie m'a fait oublier de le prendre en photo. Quand je vous dis que je suis un peu secouée pour l'instant! Si vous ne connaissez pas ces feuilles merveilleusement parfumées, je vous conseille de les découvrir sans tarder, c'est succulent. Et comme mon cerveau est un peu trop molasson pour aligner des pensées cohérentes en fin de journée, vous me pardonnerez, j'espère, si j'emprunte à Alphonse Allais son humour et ses mots. "Quand on ne travaillera plus le lendemain des jours de repos, la fatigue sera vaincue". Bien dit, Alphonse, mais si tu veux mon avis, la victoire n'est pas pour bientôt!
Ingrédients:
Environ 100 g de tomates séchées à l'huile
40 g de parmesan
2 gousses d'ail
2 c.s. de pignons de pin
20 belles feuilles de basilic frais
huile d'olive vierge extra
Préparation:
Mettre les tomates séchées, le parmesan émietté, les gousses d'ail hachées grossièrement, les pignons (préalablement grillés à sec dans une poêle) et le basilic émincé dans le bol du mixer. Ajouter 2 c.s. d'huile d'olive et mixer pendant environ 1 minutes. Ajouter de l'huile d'olive, trait par trait, en mixant bien entre chaque ajout, jusqu'à obtenir la consistance souhaitée: cela doit donner une pâte relativement épaisse. Normalement le parmesan suffit à saler; goûter et rectifier éventuellement l'assaisonnement. Conserver dans un bocal au frigo.
Il est important d'utiliser une huile d'olive de très bonne qualité. Le pesto ne se chauffe normalement pas, on l'ajoute froid aux pâte cuites au moment de déguster. Il est aussi délicieux en tartinade, ou pour accomoder un poisson blanc, par exemple.
02 mai 2007
Cheesecake marbré à la châtaigne, fève tonka et vanille
Je n'avais jamais osé m'y risquer. Il m'intimidait et me fascinait à la fois. Il a bien tenté de s'infiltrer insidieusement, en apparaissant çà et là chez de grandes pointures connues pour avoir succombé sans réserve à ses charmes, encore et encore, mais je n'étais pas prête. Il a donc décidé, en dernier recours, de frapper un grand coup et de venir à moi dévoilé, expliqué de a à z, processus, tenants et aboutissants, trucs et astuces... et là, je n'ai plus résisté. Tous les signes me poussaient dans le même sens: un pot de ricotta se morfondait au frigo en approchant dangereusement de la date de non-retour. Le Philadelphia, la Rolls du cream cheese à ce qu'il semble, était en promotion au supermarché. J'avais un paquet de Digestive Biscuits (McVities) en magasin, et un barbecue prévu avec moult convives à la bonne fourchette. J'ai donc acquis sans plus tergiverser l'outil indispensable, un moule rond à charnière et, guidée par les conseils experts de Loukoum, j'ai fait mon premier cheesecake.
Un brin de folie m'a orientée vers une garniture bicolore, ivoire (nature avec une touche de vanille) et café au lait (fève tonka et purée de châtaigne). L'idée n'était pas mauvaise en soi, mais la consistance des deux préparations n'était pas égale (pour cause d'excès de châtaigne par rapport au fromage) et les jolies marbrures espérées se sont transformées en mélange relativement monochrome, juste parcouru de quelques stries blanc cassé. Une envie de corser un peu le goût que je craignais douceâtre, et quelques volutes de chocolat noir extra sont venues coiffer la crème châtain. Séjour au chaud, puis au frais; attente ô combien longue avant de pouvoir démouler et servir, enfin. D'une épaisseur respectable, d'une tenue fort honorable, d'une texture crémeuse et onctueuse sur un lit biscuité croquant, Mister cheesecake a tenu toutes ses promesses, et plus encore, même si des améliorations sont envisageables. Démystifié, il n'a rien perdu de sa superbe et me semble même encore davantage attirant; je rejoins sans conditions le clan des aficionadas du bel Anglo-Saxon. Est-il besoin de vous le dire? Le séduisant bonhomme a déjà reçu les honneurs de ma cuisine une seconde fois... à suivre!
Ingrédients: pour 8 personnes
200 g de biscuits Digestive (j'ai pris des Mac Vities)
70 g de beurre fondu
300 g de Philadelphia (cream cheese)
250 g de ricotta
100 ml de crème d'avoine (qu'il me restait au frigo; on peut bien sûr la remplacer par de la crème normale ou compenser par la même quantité de fromage)
3 oeufs
3 c.s. de sucre rapadura (ou du sucre roux)
3 c.s. de fructose (ou du sucre blanc normal)
300 g de purée de marrons non sucrée (quantité ajustée; j'en ai mis plus, mais ce n'était pas une bonne idée)
1 petite fève Tonka
Quelques gouttes d'extrait de vanille
75 g de chocolat noir (70% de cacao)
Préparation:
Emietter les biscuits dans un saladier, leur ajouter le beurre fondu et bien mélanger. Etaler ce mélange au fond d'un moule à charnière de 20 cm de diamètre en pressant, par exemple, avec le fond d'un verre pour bien tasser le tout;
faire remonter un peu sur les bords si on le désire. Mettre le moule au frigo pendant la réalisation de la garniture. Mettre le philadelphia et la ricotta dans un grand plat et les battre un peu pour les détendre. Ajouter la crème (si vous en mettez) puis les oeufs un à un en battant entre chacun. Prélever environ 1/3 de la préparation, et dans un autre plat lui ajouter la purée de marron et 3 c.s. de sucre rapadura et une petite fève Tonka râpée. Ajouter à la garniture nature 3 c.s. de fructose (ou sucre blanc) et quelques gouttes d'extrait de vanille. Préchauffer le four à 160°C et faire fondre (au bain-marie ou au micro-ondes) 50 g de chocolat noir corsé. Répartir les deux garnitures sur la croûte, en plaçant alternativement une petite louche de chaque au milieu du moule (c'est cette étape qui n'a pas très bien fonctionné pour moi). Lorsque toute la crème est répartie, verser au-dessus le chocolat noir en filet, et tracer des volutes avec un manche ou un bâtonne. Enfourner pour 1h15. Laisser refroidir complètement dans le four éteint, puis mettre au réfrigérateur au moins 24h. Servir frais, et en petites portions car cela tient au corps!

























